LPP : loi sur la prévoyance professionnelle
Le LPP est le deuxième pilier du système de retraite suisse. Il complète l'AVS (premier pilier) pour garantir aux salariés un niveau de vie convenable à la retraite. Sa compréhension est essentielle pour tout salarié travaillant en Suisse.
Définition
Le LPP (Loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, en vigueur depuis 1985) oblige les employeurs suisses à affilier leurs salariés à une institution de prévoyance (caisse de pension) dès lors que leur salaire annuel dépasse le seuil d'entrée légal, fixé à 22 050 CHF en 2026. Ce système forme le deuxième pilier du modèle des trois piliers de prévoyance helvétique.
Comment fonctionne la cotisation
Les cotisations LPP sont partagées entre l'employeur et le salarié. L'employeur doit cotiser au moins autant que le salarié : en pratique, dans de nombreuses entreprises suisses, l'employeur cotise davantage, ce qui constitue un avantage social à prendre en compte dans la comparaison des offres d'emploi.
Le salaire assuré correspond au salaire annuel moins la déduction de coordination (fixée à 25 725 CHF en 2026). Le taux de cotisation varie avec l'âge : il augmente progressivement de 7 % (25-34 ans) jusqu'à 18 % (55-65 ans). Les avoirs accumulés produisent un intérêt minimal garanti par le Conseil fédéral.
LPP et départ de l'entreprise
En cas de départ de l'entreprise, l'avoir de prévoyance (prestation de libre passage) est transféré vers la nouvelle institution de prévoyance de l'employeur suivant, ou vers une institution de libre passage (Fondation Stiftung Auffangeinrichtung ou compte bancaire dédié). Cet avoir ne peut pas être retiré librement, sauf exceptions précises : départ définitif de Suisse, achat d'un logement principal, création d'une entreprise indépendante.
LPP et travailleurs frontaliers
Les travailleurs frontaliers qui résident en France et travaillent en Suisse sont affiliés au LPP de leur employeur suisse dans les mêmes conditions que les salariés résidents. En cas de départ, les droits de retrait anticipé dépendent des accords bilatéraux et de la convention de sécurité sociale franco-suisse.