Droits du salarié en Suisse romande
Le droit du travail suisse repose sur le CO, les CCT sectorielles et des délais stricts. Guides pratiques pour chaque situation, licenciement, maladie, démission, chômage.
Fin du contrat de travail
Contrat de travail et rémunération
Absences et congés protégés
Conditions et temps de travail
Situations difficiles au travail
Questions fréquentes sur les droits du salarié en Suisse
Quel est le délai pour contester un licenciement abusif en Suisse ?
Le salarié dispose de 30 jours à compter de la notification du licenciement pour former opposition par écrit auprès de l'employeur (CO art. 336b). Sans cette opposition dans les délais, le droit de saisir le tribunal des prud'hommes est éteint. Ce délai court même pendant les congés et les arrêts maladie.
Le Code des obligations protège-t-il autant que le Code du travail français ?
Le droit suisse est différent, pas nécessairement moins protecteur. Certains aspects sont plus favorables : la protection contre le licenciement pendant la maladie (30 à 180 jours selon l'ancienneté), les délais de préavis légaux qui s'allongent avec l'ancienneté, et la gratuité de la procédure prud'homale jusqu'à 30 000 CHF. En revanche, il n'y a pas de plan de sauvegarde de l'emploi obligatoire ni de licenciement économique formalisé comme en France.
Quelle est la différence entre le CO et une CCT en droit du travail suisse ?
Le Code des obligations (CO) fixe les règles minimales applicables à tous les salariés en Suisse. Une convention collective de travail (CCT) est un accord entre partenaires sociaux qui peut prévoir des droits plus étendus pour un secteur donné. En cas de conflit entre le CO et une CCT, la disposition la plus favorable au salarié prévaut.